Brigitte Macron et le chanteur Mika s'engagent contre le harcèlement scolaire © BELGA

L'épouse du président français Brigitte Macron s'est engagée, aux côtés du chanteur britannico-libanais Mika, à "porter le combat" contre le harcèlement scolaire qui toucherait jusqu'à un enfant sur dix dans les petites classes en France.

"J'ai été professeure, donc j'ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. Donc c'est un problème que je connais", a expliqué mercredi soir cette ancienne enseignante de français sur la radio RTL.

A ses côtés, le chanteur et auteur-compositeur de pop Mika a raconté avoir été lui-même victime de harcèlement à partir de l'âge de 11 ans, y compris par une enseignante qui lui a "gâché la vie pendant un bon moment".

"Je devais me mettre debout sur la chaise", a expliqué le chanteur. "J'étais très jeune, cela m'a bloqué dans beaucoup de sens, j'ai arrêté de parler (..) je ne faisais plus mes devoirs".

"J'ai arrêté d'aller à l'école pendant au moins six mois et j'ai eu la chance d'avoir la musique qui est arrivée", a-t-il dit. "J'ai survécu. J'avais une très bonne famille, j'avais une mère qui me défendait beaucoup", a-t-il dit, en soulignant la nécessité de parler et de ne "pas avoir honte".

"Quand le président a été élu, beaucoup de courriers me sont parvenus avec des témoignages d'enfants, d'adolescents, mais aussi énormément de témoignages de parents qui sont très démunis devant cette souffrance, engendrée par la violence du harcèlement", a relaté Brigitte Macron.

"C'est la raison pour laquelle j'ai eu envie de m'investir, et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, m'a demandé de porter ce combat avec lui, ce que je fais avec grand plaisir", a-t-elle ajouté.

Mme Macron a également été interrogée sur sa volonté conjointe avec la First lady américaine Melania Trump de "faire pression sur le numérique", contre le harcèlement sur les réseaux sociaux.

Mme Trump sera dimanche à Paris, où Emmanuel Macron accueillera plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement, dont le président américain, pour la cérémonie du centenaire de l'Armistice.

"Maintenant, c'est amplifié. Avant vous changiez l'enfant d'école et puis ça se tarissait. Or ce n'est plus le cas, c'est très très amplifié par les réseaux", a expliqué Mme Macron.

Selon plusieurs enquêtes, le harcèlement toucherait 10% des élèves à l'école primaire (entre 6 et 11 ans), 6% des collégiens (jusqu'à 15 ans) et 1,4% des lycéens.